L’enfance de l’art

Cat blog

Rhénanie, sans doute 1430, année de la découverte du corps intact de Catherine de Sienne morte en 1380.
Paris, début du XVIIe siècle, quand la réforme de l’Ordre des Prêcheurs initiée par Sébastien Michaelis se fraie difficilement un chemin.

Deux enfants sous un ciel étoilé de rouge. L’aînée, gracile, n’a que six ans mais paraît déjà adolescente en sa détermination juvénile. Le petit frère Stefano est si jeune qu’il est nu et copie les gestes de sa sœur. À moins que, plus conformément au récit, il ne babille et tournicote sans rien apercevoir de l’herbe si verte et de l’arrêt soudain de Catherine.

Le Roi de gloire est là, triplement couronné, siégeant sur sa demeure. Vêtu de pourpre, sa main esquisse une bénédiction.
Éblouissement qui autorise l’enlumineur à escamoter Paul, l’un des témoins, à moins que ce ne soit Jean.

Catherine hisse dans sa robe les couleurs de son Bien-aimé.
Elle est enfant mais l’enfance de son iconographie l’établit jeune amoureuse dans l’attente des épousailles.

Notes :
Image de gauche : Ein geistlicher Rosengart (f° 3), vers 1425-1430. Aquarelle sur papier. France, Paris, BnF, ms all. 34.
Image de droite : Jacques Honervogt, D. Catharinæ Senensis (pl. II), début XVIIe siècle. Burin. France, Paris, Bibliothèque du Saulchoir, 440 E 24.
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