À la rose enclose

Hortus conclususÉveil des sens… Fontaine d’eau vive, herbe fraîche, ombrage des arbres, fruits délicieux, musique du vent, parfums délicats et suaves. Paradis enclos à la porte pourtant entrouverte.

Jeu de la Mère et de l’Enfant. Jeu à la rose… Jeu de plaisir… La clôture s’allège en treillis d’osier et le pré d’herbe fraîche verdit comme un printemps.

Hortus et angulus conclususMais au fil du temps l’enclos se rigidifie en armature de fer, l’herbe se fige en pierre froide. L’Hortus conclusus, comme dans les contes, est devenu paysage minéral. Le jeu s’arrête. Le passant pressé n’est plus invité à lever le regard pour se réjouir. Aucune rose n’est lancée pour voir sourire la Mère et l’Enfant.

Rose rouge, rose rose, rose blanche… La Dame blanche, elle, en sera bientôt noire d’oubli.

Notes :
Image supérieure : Ioannes Wierix (1549-1620), Hortus conclusus, 1606. Burin, 27, 2 x 30, 7 cm.
Image intermédiaire : Artiste non identifié, Hortus conclusus, vers 1460. Xylographie enluminée, dimensions non renseignées.
Image inférieure : Angulus conclusus (titre personnel), Toulouse, à l’angle des rues Saint-Jean et de la Dalbade.
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